L’amour avec un petit ‘a’

L’amour, comme la conscience, n’est pas apparu brusquement chez l’homo sapiens; c’est le résultat d’une longue évolution; ce qui nous permet de penser que l’amour a existé et existe chez plusieurs animaux. En fait, il s’agit d’abord d’un sentiment et ça se passe dans le cerveau, même s’il peut nous faire ressentir des émotions dans tout notre corps (en fait, ces émotions aussi ont lieu dans notre cerveau…). Les sentiments sont très importants: en fait, si, chez une personne, une lésion du cerveau l’empêche d’avoir des sentiments normaux, même si sa raison fonctionne parfaitement, son comportement peut être complètement erratique. Nous sommes guidés par nos sentiments. C’est la même chose chez plusieurs animaux: les sentiments orientent leurs actions. Ils favorisent la survie de leurs espèces.

J’ai choisi L’amour avec un petit ‘a’ comme titre de ce texte, en réaction à ceux qui attribuent ce sentiment humain (et animal) à une divinité ou une entité spirituelle imaginée ou qui vont considérer l’amour comme quelque chose d’infiniment sublime. Je reconnais la beauté et la grandeur de ce sentiment, mais il s’agit essentiellement d’un phénomène biologique, animal, neurologique complexe, fruit d’une longue évolution, favorisant la survie des espèces.

L’amour peut être le résultat d’une empreinte (du genre coup de foudre) et/ou d’une habitude qui ont créé dans le cerveau des circuits dédiés à l’être aimé. Ces circuits produisent un sentiment intense qui nous pousse à rechercher l’être aimé pour toute sorte de raison: reproduction, protection ou demande de protection, et même simples échanges, collaborations ou accompagnements (car nous sommes après tout des animaux sociaux). Ce sentiment peut donner du bonheur mais peut aussi produire une grande souffrance s’il devient difficile ou impossible d’atteindre l’être aimé (peine d’amour, deuil,…)

Mais alors, faut-il déprécier l’amour, la conscience et tous nos sentiments, émotions et sensations parce qu’ils ne sont que des phénomènes électrochimiques (très complexes quand même)? Personnellement, je préfère espérer que ce que nous sommes pourra un jour se comprendre, plutôt que de déplacer le problème à un autre niveau hypothétique et inaccessible; et l’organisation extraordinairement complexe des êtres vivants, en particulier, des animaux avec cerveau incluant bien sûr les humains ne cesse de m’étonner et de m’émerveiller.

Et pour rester en harmonie avec la nature, laissons l’amour nous guider, avec bien sûr un peu de conscience et d’intelligence.

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