Mon blogue de 2011

J’avais fait un blogue, en 2011 qui a été piraté. J’en avais fait une copie. La voici. Il y a des ressemblances avec les textes de mon nouveau bloque. J’en ai parfois fait des copier-coller. J’en avais aussi fait une version en anglais.

Croyances (2011-03-08 16:57)

J’ai beaucoup de mal à comprendre qu’on puisse croire (accepter comme des vérités absolues) des idées ou des théories qu’on s’est faites soi-même dans un élan « inspiré » de « clairvoyance » ou que des « prophètes » illuminés nous ont transmises dans des livres supposément sacrés. Souvent, ces idées ou théories ne sont en fait fondées que sur des impressions intérieures qu’on se fait accroire être des révélations divines ou cosmiques.

Dans certains cas, les défenseurs de ces croyances utilisent certaines notions scientifiques pour leur donner une apparence de fondement… Je vais essayer, par des constatations simples découlant d’observations ou réflexions simples, de faire apparaître la faiblesse des fondements de toutes ces croyances. J’estime aussi que c’est mieux d’avoir l’humilité d’accepter notre ignorance au lieu d’affirmer solennellement détenir la vérité absolue.

C’est normal que nous soyons angoissés devant la vie et la mort et que nous acceptions facilement comme une vérité absolue une croyance qui nous donne de l’importance et du réconfort, ainsi, nous calmons notre angoisse et nous pouvons continuer notre petite vie tranquille -ou le plus souvent, nous sommes tellement occupés à survivre ou à consommer que nous n’avons pas le temps de penser à ces questions- ; mais, nous pouvons avoir un regard objectif sur notre situation et un acceptation de celle-ci, tout en étant serein: c’est un de mes objectifs de le démontrer.

Il y a aussi le fait que les humains sont habitués à chercher une cause ou une raison, un sens ou un but à tout, et évidemment à leur existence et à celle de l’univers. Ceci peut paraître un peu plus digne que le simple besoin de réconfort, mais nous verrons que les croyances que cela entraîne ne sont pas plus justifiées et s’avèrent très anthropomorphiques.

L’angoisse devant la vie ou la mort et la recherche de sens poussent les humains à définir comme vérité toutes sortes d’idées fondées sur le sable.

Peut-on s’abstenir de toute croyance? (2011-03-20 23:32)

Je dois d’abord vous avertir: je ne suis pas un philosophe… Donc, n’hésitez pas à me le faire savoir quand j’écris des sottises. Est-ce qu’on peut s’abstenir de toute croyance? Je pense qu’il le faut, si on est responsable. Il faut aussi se méfier de tout ce qui nous apparaitrait être une évidence*. En effet, il y a toujours un fond de croyance à toute évidence; par exemple, si une évidence est basée sur des observations, elle est donc basée sur la croyance que ces observations ne sont pas des hallucinations… Je pense qu’il n’y a pas plus grande humilité que de douter.

Imperfection de nos sens

Il faut nous méfier de nos sens, ils peuvent nous tromper même si les sens sont nos seuls moyens de connaître.

Pour que nos sens ne nous trompent pas, il faut garder à l’esprit (j’y reviendrai dans un prochain article) que le monde virtuel que notre cerveau crée est bien différent de ce qui stimulent nos sens (le monde réel) et aussi que notre cerveau peut être trompé ou fonctionner de travers (illusions, hallucinations,…).

Un sixième sens?

Certains pensent que nous avons un sixième sens: notre cerveau ou notre âme aurait une connexion spéciale avec le cosmos, le tout, l’Être ou Dieu; mais ça, c’est loin d’être évident! Cela est plutôt du domaine de la croyance… Qu’avec la méditation, on puisse devenir plus serein et ressentir de l’amour et de l’altruisme, ne veut pas dire qu’on devient un heureux initié en communion avec la vérité absolu, l’amour infini et l’être suprême.

Le choix

Il ne faut pas croire, mais on peut choisir. On observe, on réfléchit, on vérifie, on consulte, puis on choisit (en se gardant l’option de changer sa décision…).

L’existence

Malgré tout, il y a une chose à laquelle j’aurais tendance à croire spontanément. C’est mon existence et celle d’un monde objectif (qui ne dépend pas de moi pour exister). Mais, le problème, c’est que je ne sais pas ce que ça veut dire « l’existence ». Le dictionnaire ne m’aide pas beaucoup: ce qui existe, c’est quelque chose de réel, qui fait partie de la réalité, et, la réalité, c’est tout ce qui existe! Finalement, l’existence, c’est une autre de ces notions créées par mon cerveau, comme l’espace, la couleur, les sons, la douleur, le bonheur, l’amour, le bien et le mal, la conscience, etc. qui ne sont pas faciles à définir. (Mais, j’aimerais tenter de définir ce qu’on entend quand on dit qu’une chose existe: une chose qui existe, serait une structure plus ou moins complexe d’énergie qui peut interagir (échanger de l’énergie) avec le reste de la réalité et donc qui peut ou pourrait être apportée à ma connaissance par l’intermédiaire de mes sens.) Mais bon, peu importe, je choisis, pour le moment, d’admettre mon existence et celle du monde et j’irai même plus loin, je vais même admette votre existence, cher lecteur. L’existence est un grand mystère!

Évidence

Dans le dictionnaire pour le mot « évidence », je lis: « ce qui s’impose à l’esprit, d’une certitude absolue »; j’ai des problèmes avec cette définition parce qu’il faudrait croire à l’esprit et à l’absolu… En blague, je pourrais dire que l’unique évidence, c’est que rien n’est évident… Essayons de donner un sens pratique à ce mot. « Évident » est de la famille du verbe latin « videre: voir »; donc, quelque chose d’évident, c’est quelque chose qu’on peut déduire clairement de ce qu’on voit… et généralisons en disant que c’est une structure cérébrale stable que notre cerveau crée à partir des impulsions que nos sens lui envoient ou lui ont envoyées.

L’homme créa Dieu à son image (2011-03-21 14:42)

Petit enfant, j’ai été traumatisé par les peurs que nous inspiraient les enseignements de l’église; je me souviens d’étranges cauchemars alors que j’avais autour de 5 ans. Puis, je suis devenu un enfant pieux, sérieux et bien endoctriné; un enfant va croire facilement ce que lui racontent les adultes en qui il fait une totale confiance. Puis à l’adolescence, ma pensée commença à s’émanciper et toutes les belles histoires de la foi catholique me sont apparues sans fondement (je n’acceptais pas en particulier l’idée de punition pour nos supposées fautes); compte tenu de la forte pression sociale (le Québec était très pratiquant à cette époque) et de l’endoctrinement qui m’avait fortement marqué, j’ai dû faire un effort énorme pour me libérer des croyances religieuses. À 15 ans, je me définissais comme agnostique (l’athéisme m’apparaissait comme une sorte de croyance). Maintenant, tout en restant je pense encore agnostique, j’aurais tendance à choisir d’être athée.

La croyance en Dieu = animisme suprême

L’animisme attribue une âme aux animaux et aux phénomènes et objets naturelles, et aux humains bien sûr.

Les religions dominantes ont conservé partiellement cette idée; si les animaux et les phénomènes naturels n’auraient plus d’âme (les femmes, ce n’était pas sûr…), les hommes auraient toujours une âme et l’univers entier aussi: Dieu. L’idée d’une âme provient de l’incompréhension. Les animistes attribuaient une âme aux phénomènes naturels parce qu’ils ne les comprenaient pas. Dans les religions monothéistes, on attribue une âme (Dieu) à ce qu’on ne comprend pas: l’existence. Quant à l’attribution d’une âme à l’homme, elle provient de l’incompréhension face à sa propre mort. Un être est vivant, puis tout à coup, comme si quelque chose qui donnait vie à cet être s’évaporait, celui-ci devient sans vie, ce n’est plus qu’un corps inerte! Ne comprenant pas que c’est la structure délicate et complexe de cet être qui avait été brisée, les humains ont inventé l’âme qui donnait vie à la matière et rendait celle-ci inerte lorsqu’elle la quittait; et cette âme, on l’a supposée éternelle bien sûr! C’est aussi un mépris profond pour la matière qu’on voyait comme des billes, des blocs, des pièces avec lesquelles le mieux qu’on pouvait faire était des engrenages mécaniques et automates plus ou moins complexes, mais sans initiative, sans conscience, donc sans âme! Ce même mépris de la matière a fait voir l’univers entier comme un assemblage d’objets matériels sans potentiel qui ne pouvait exister par lui-même. Il faut réhabiliter la matière! Cessons d’être animistes et constatons les possibilités de la matière qui peut s’organiser, se structurer, former des êtres d’une complexité incommensurable (des êtres vivants, pensants, conscients!).

La création de Dieu

Les humains ont la capacité de faire des outils ou des objets qui ont généralement une utilisation précise; une chaise sert à s’asseoir, une voiture, à se déplacer, etc. même une oeuvre d’art, création qui peut sembler sans but précis, gratuite, sert à satisfaire un besoin d’expression ou produit du plaisir ou un autre sentiment.

Bref, ceci peut faire croire que tout a été fait par quelqu’un pour un but quelconque. Comme on a dû mettre beaucoup d’efforts pour créer certains objets, on s’imagine mal que les objets qui se trouvent dans la nature, qui sont souvent infiniment plus complexes que ceux qu’on a fabriqués, n’aient pas été conçus par une entité consciente et intelligence, semblable aux humains. Et évidemment, puisque généralement, on fabrique quelque chose pour un but précis, on conclue que cette entité avait aussi un dessein. Il faut bien réaliser que cette croyance est tout à fait anthropocentrique! On va même attribuer à cette entité des sentiments humains comme l’amour. « Dieu n’a pas fait l’homme à son image, mais c’est l’homme qui a fait Dieu à son image ».

L’inutilité du concept de Dieu

Il faut reconnaître qu’il reste un grand mystère : comment il se fait que la matière ou, si vous préférez, l’énergie, existe et qu’elle ait des propriétés telles que des structures conscientes d’elles-mêmes ont été générées. Cependant, il n’est pas nécessaire d’inventer un être créateur : ce ne serait que déplacer le problème, changer le vrai mystère par un autre très hypothétique. Admettons un instant que la nature, qui est si complexe, ne puisse exister sans avoir été créée par une entité supérieure au dessein intelligent; cette entité supérieure, qui a bien pu la créer et pourquoi? Une autre entité encore plus supérieure… Ou elle aurait existé depuis toujours! Et alors pourquoi ce ne serait pas l’univers qui aurait existé depuis toujours?

En fait, les humains sont réticents à cette idée, parce qu’ils ne comprennent pas l’univers, ils le voient comme un banal assemblage de billes, de corps matériels inertes et ils trouvent que l’univers ne leur ressemble pas assez (tendance bien connue de l’homme à l’anthropomorphisme). Contemplons le vrai mystère: l’univers; il ne nous semble pas fait à notre image, mais c’est notre univers dans lequel des êtres vivants, aimants, pensants et conscients sont apparus.

L’homme créa Dieu à son image (suite) (2011-03-22 15:09)

Encore un petit mot sur le sujet. Je veux faire ressortir l’anthropomorphisme flagrant dans le concept de Dieu. Maintenant que nous savons que nous sommes sur une toute petite Terre tournant autour du Soleil, à des millions de kilomètres de celui-ci, et que notre Soleil n’est qu’une étoile ordinaire tournant dans la galaxie parmi des milliards d’autres étoiles et qu’il y a des milliards de galaxies, l’anthropocentrisme (l’idée que l’homme était le nombril de l’univers) a pris du plomb dans l’aile. Cependant, l’anthropomorphisme reste bien présent dans la pensée des humains. C’est un peu normal: ils se créent des modèles à partir de ce qu’ils connaissent, c’est-à-dire eux-mêmes. Ainsi ce n’est pas étonnant qu’ils aient attribué au Dieu qu’ils ont inventé, des propriétés purement humaines: comme eux, Dieu est une personne (ou trois!) qui pense avec une conscience, crée des choses avec des intentions précises, il a la notion du bien et du mal; il est comme un roi humain: il a son royaume, il juge et punit; mais, c’est un bon roi, parce qu’il ressent un grand amour pour ses créatures; il est bienveillant. Il ressent aussi plein d’autres sentiments humains: plaisir, peine, colère, …

Nous verrons que toutes ces propriétés: amour, conscience, … sont purement humaines (quoiqu’elles peuvent exister chez les animaux) et qu’elles sont apparues, au cours de l’évolution surtout chez les mammifères pour permettre une meilleure survie de ces espèces. D’attribuer à Dieu toutes ces propriétés humaines, c’est de l’anthropomorphisme.

L’âme et l’esprit, concepts animistes et archaïques (2011-04-02 15:10)

Je veux revenir, dans cet article, sur le concept d’âme. Vous avez compris que je ne crois pas du tout à l’existence de l’âme ni à celle de l’esprit d’ailleurs (encore moins aux esprits!). « Âme » et « esprit » laissent sous-entendre (par leurs origines étymologiques) qu’il faut un souffle quelconque pour donner vie à un corps; je me demande alors pourquoi notre cerveau est si développé; l’âme aurait pu donner vie à une marionnette de bois… En fait, un souffle, un courant d’air, c’est plutôt simple et ça pourrait difficilement être le lieu d’une conscience, d’une intelligence capable de connaissance et de compréhension. En fait, c’est la complexité des organismes vivants qui permet la conscience et l’intelligence. C’est la complexité des êtres vivants qui est digne d’admiration et de respect plutôt qu’une âme hypothétique. Altérez la complexité de votre cerveau, seulement un peu, et vous perdez conscience ou vous devenez confus; quand la maladie d’Alzheimer détruit notre cerveau graduellement, nous perdons mémoire, compréhension, conscience.

En fait, il semble que l’énergie est à la source de tout incluant la matière (E=mc²). Je parle ici de l’énergie décrites par la physique et non pas d’une autre divinité… Cette énergie-matière s’est organisée en structures de plus en plus complexes pour donner des êtres vivants, puis conscients. Notre corps n’est pas une marionnette à laquelle vie et conscience auraient été données grâce à une âme qui l’aurait colonisé; notre corps est un organisme qui est le résultat d’une longue évolution de la matière-énergie vers une très grande complexité permettant la mémoire, l’intelligence, la conscience du monde qui nous entoure et la conscience de soi. La vie n’a pas été donnée à notre corps, il l’avait au début, lors de la formation de l’oeuf suite à l’union de l’ovule et du spermatozoïde (deux cellules déjà vivantes); quant à l’intelligence et la conscience, elles ne sont que des noms donnés à certaines propriétés de notre corps (en particulier de notre cerveau) acquises alors que sa complexité a atteint un certain seuil. De la même façon, la vie est apparue sur Terre quand l’énergie-matière y a atteint un niveau de complexité correspondant à ce qu’on appelle la vie.

La spiritualité, concept creux (2011-04-15 15:15)

Vous devinerez que comme je ne crois pas ni à l’esprit ni aux esprits, la spiritualité est pour moi un concept vide. Je préfère parler de réflexion, d’inspiration, de conscience, de méditation, d’émerveillement, d’affection, d’amour, etc. c’est-à-dire de divers processus cérébraux. Le concept d’intériorité me parait lui-aussi suspect.

Les adeptes de spiritualité ou d’intériorité affirment qu’on peut trouver en soi la Vérité et un contact avec l’Être; en fait, c’est ainsi qu’ils interprètent certains phénomènes cérébraux qu’ils ont pu ressentir. À mon avis, les personnes qui se montrent ou qui sont reconnues comme ayant une grande spiritualité jouent un peu la comédie ou sont profondément endoctrinées et interprètent leurs impressions en fonction de leur doctrine.

Cette spiritualité ou intériorité donnerait une confiance en soi et une paix intérieure… en fait, on peut très bien atteindre cette paix et cette confiance sans leur associer une croyance spirituelle; il s’agit simplement de santé cérébrale et intégrale. (En fait, si certaines croyances spirituelles peuvent apporter une certaine paix intérieure, d’autres au contraire sont sources de peur, d’angoisse et de douleur.)

N.B. Les mots « esprit » et « spiritualité » sous-entendent une réalité supérieure et distincte du corps et de la matière (idée à laquelle je ne souscris évidemment pas). D’autres mots (mental, psyché et leurs dérivés) sont très utilisés pour décrire des phénomènes cérébraux (maladie mentale, psychologie,…); ça porte à confusion parce que « mental » vient du mot latin « mens, mentis » qui signifie « esprit » et le mot grec « psyche » signifie « âme »! On devrait plutôt adopter des mots qui utilisent des racines comme « cerebr- », « encephal- » « , « neur- », qui font référence aux organes réels impliqués.

Remettons à leur niveau certaines notions (2011-04-23 23:09)

Maintenant qu’on a mis Dieu et l’âme à leur place, c’est-à-dire dans le domaine mythologique, dans le domaine des histoires que l’homme a inventées afin d’essayer d’expliquer ce qu’il observait, il faut aussi remettre à leur niveau des concepts que les humains ont tendance à qualifier d’absolu, d’infini ou de divin, comme: le bien et le mal, le beau et le laid, l’amour, la liberté, le bonheur, l’intelligence, la conscience, etc.; en plus, ils s’imaginent qu’il s’agit de propriétés de l’esprit et que ces notions ne concernent pas les animaux. J’ai la ferme conviction qu’il s’agit de notions très relatives et qui concernent aussi bien les animaux que les humains. (Même s’ils ne nomment peut-être pas ces concepts abstraits dans leurs langages, les animaux savent quand ils sont en cage et veulent être libres, ils sont conscients, ils ont des sentiments, ils souffrent, ils veulent se sentir bien). Certains animaux sont probablement plus conscients, plus libres et même plus intelligents, capables de plus d’amour que la moyenne des humains. La conscience, l’intelligence, l’amour ne sont pas apparus brusquement chez l’homo sapiens; c’est le résultat d’une longue évolution et donc, plusieurs animaux en sont pourvus tout comme nous, de la même façon qu’ils ont des yeux, des oreilles, mangent et défèquent tout comme nous. J’essaierai dans les articles suivants de définir certaines de ces notions en faisant ressortir leur relativité, leur limite, leur humanité et même leur animalité.

Faut-il un but à notre existence? À quoi sert notre existence? (2011-04-27 14:25)

Les humains ont la capacité de faire des outils ou des objets qui ont généralement une utilisation précise; une chaise sert à s’asseoir, une voiture, à se déplacer, etc. même une oeuvre d’art, création qui peut sembler sans but précis, gratuite, sert à satisfaire un besoin d’expression ou produit du plaisir ou un autre sentiment.

Bref, ceci peut faire croire que tout a été fait par quelqu’un pour un but quelconque. Comme on a dû mettre beaucoup d’efforts pour créer certains objets, on s’imagine mal que les êtres qui se trouvent dans la nature, qui sont souvent infiniment plus complexes que les objets qu’on a fabriqués, n’aient pas été conçus par une entité consciente et intelligence, comme les humains, mais supérieure. Et évidemment, puisque généralement, on fabrique quelque chose pour un but précis, on conclue que cette entité avait aussi un dessein, un but. Il faut bien réaliser que cette croyance est tout à fait anthropocentrique!

Il ne sert à rien de chercher un sens à la vie, un but à l’existence; un but ne peut être associé qu’à une action humaine quelconque, et une utilité, qu’à quelque chose qui peut permettre à une personne d’atteindre un but particulier; c’est tout. La vie, l’univers, les êtres n’ont pas de but; ils sont, point final. L’être (la matière/énergie) n’a pas de finalité, elle est, c’est tout. Est-ce que c’est absurde? Non, ce qui serait absurde serait de vouloir donner un but à tout.

La matière doit être réhabilitée (2011-05-09 08:42)

Les humains ont tendance à mésestimer la matière peut-être parce qu’associée à la pierre, à la terre, à la poussière et à la mort. On a eu du mal à accepter que cette matière avec laquelle on n’a pas été capable de faire mieux que des machines « bassement mécaniques », puisse être estimable. On a donc créé la dichotomie corps-âme où l’âme serait le lieu des facultés les plus nobles de la personne (esprit, conscience,…) et bien entendu supposée immortelle. Mais, on se rend compte de plus en plus des possibilités infinies de la matière/énergie avec l’avancement de l’électronique, de la biologie et de l’étude du cerveau. La matière est tout à fait estimable d’abord tout simplement parce qu’elle existe et aussi parce qu’elle a formé des structures extraordinaires par leur gigantisme, ou leur petitesse ou leur complexité. De cette matière sont même apparus des êtres capables de penser et d’avoir conscience d’eux et de l’univers. C’est tout à fait étonnant!

Faudra-t-il attendre que les humains créent eux-mêmes des structures assez complexes capables de penser et d’avoir conscience d’elles pour l’admettre? Si ceux-ci ne disparaissent pas avant, ils vont probablement y arriver! Même qu’ils pourront possiblement créer des êtres « supérieurs » à eux; ce sera facile car les humains sont loin d’être « parfaits ». (Remarquez que ces qualificatifs (supérieur, parfait) sont très relatifs…) Sans doute que bien avant qu’on y arrive, la matière aura été réhabilitée, parce que, d’ici là nos cerveaux vont petit à petit se déprogrammer, se libérer des vieilles idées animistes et théistes.

Les humains sont des animaux comme les autres (2011-05-09 12:44)

C’est vrai que, pour le moment, les humains prennent beaucoup de place sur cette terre, et pensent la dominer. Sans doute aussi qu’ils ont des facultés assez développées. Mais, regardez-vous dans le miroir!

Vous avez un corps très semblables aux autres animaux, vous avez les mêmes organes. Vous mangez et déféquez tout comme eux.

Les humains ont un cerveau bien développé, mais ils ne sont pas les seuls! Pensez-vous vraiment que vous êtes la seule espèce à avoir conscience, à avoir des sentiments, à planifier, à raisonner. Les aptitudes humaines dites supérieures ne sont pas apparues brusquement. Sans doute que déjà chez les dinosaures, plusieurs espèces avaient déjà une conscience et des sentiments. Plusieurs personnes estiment erronément que chez les animaux, tout est géré par ce qu’on appelle l’instinct, et que ce n’est que chez les humains qu’on retrouve les fonctions de haut niveau comme la conscience, les sentiments, l’intelligence, pas étonnant qu’elles soient alors portées à croire que ces fonctions « sublimes » proviennent d’une source autre que notre animalité; de là, l’idée d’une âme…

Mais, ces fonctions ne sont pas uniquement humaines; ces fonctions si extraordinaires se sont développées au cours de plusieurs dizaines ou centaines de millions d’années; pour aboutir chez l’homme comme chez bien d’autres espèces à des performances étonnantes. Il n’est pas certain si c’est le cerveau de l’homme qui soit le plus complexe; c’est très possible qu’on admette un jour que le cerveau de certaines espèces (éléphant, dauphin…) soit plus perfectionné que le nôtre. (Ce pourrait aussi être le cas pour certaine espèce disparue.)

On sait déjà que certaine partie du cerveau sont nettement plus développée chez certains animaux que chez l’homme : la partie de l’odorat chez le chien, la partie de la vision chez les rapaces, la partie de l’ouïe chez les chauves-souris ou les mammifères marins (qui leur permet de « voir » dans l’obscurité), la mémoire chez l’éléphant (?), etc. Voyez dans la vidéo qui suit comment un lion de mer peut être plus intelligent qu’un humain moyen.

Lion de mer intelligent!

http://animal.discovery.com/videos/extraordinary-animals-cerebral-sea-lion.html

Est-ce qu’un animal a la conscience de soi dans son environnement. Certainement! Évidemment, ça lui prend un système nerveux élémentaire… Mais, à partir du moment où un animal a des sens développés (vision, toucher, ouïe,…) et donc un cerveau assez avancé pour utiliser les informations de ces sens, ce cerveau crée un monde virtuel dans lequel l’animal est au milieu : mais, c’est ça avoir la conscience de soi dans son environnement! Il serait surprenant que tous les animaux sauf l’homme soient des machines sans conscience et que tout à coup, à l’apparition de l’homme, cette faculté soit apparue! Je pense que dans les domaines des sentiments et de la conscience (qui est une sorte de sentiment), le cerveau chez plusieurs espèces d’animaux pourrait bien être plus développé que le nôtre.

Mais que signifie au juste «avoir conscience de soi dans son environnement»?(2011-05-09 17:59)

« Soi », c’est un ensemble de cellules vivantes organisées et spécialisées qui forment des structures neuroniques créant un monde virtuel dans lequel une copie virtuelle de cet ensemble (soi) est au milieu. Ce monde virtuel est très différent du monde réel, mais, il y a une très grande correspondance entre les éléments des deux mondes; sinon, le « soi » serait vite détruit!

Prenons, comme exemples, les couleurs. Il s’agit d’une pure création de notre cerveau. Le rouge d’une pomme nous semble bien réel, mais on ne saurait définir ce que c’est réellement; on ne peut savoir si le rouge de cette pomme vous apparaît comme à votre voisin quoique ce soit vraisemblable, puisque vous et votre voisin êtes constitués de la même façon, mais on ne peut le prouver d’aucune façon.

Ces caractéristiques de votre monde virtuel sont en fait complètement indescriptibles, elles ne sont en fait que des créations commodes de notre cerveau pour représenter votre environnement ; on peut mettre dans le lot : les couleurs, l’espace, les sons, les odeurs et les saveurs, les sensations du toucher. Ce sont des caractéristiques de votre monde virtuel résultant de la traduction par votre cerveau des stimuli qui impressionnent vos sens : les couleurs dues aux ondes électromagnétiques visibles, les sons dus aux ondes mécaniques, les odeurs et saveurs dues aux produits chimiques, les sensations du toucher (chaud, froid, contact, pression, piqûre,…) dues à la proximité avec la matière environnante. La notion d’espace est particulière car elle s’acquière grâce à plusieurs sens : en effet, la vue, l’ouïe, le toucher contribuent à développer dans notre cerveau ce concept.

Si l’espace est comme les couleurs, les sons, etc., on peut penser que c’est aussi une création virtuelle du cerveau qui est complètement différente de la réalité sous-jacente. Le temps n’est pas une observation aussi directe que l’espace : ce qu’on observe c’est le présent (qui change…). (Si on considère un photon qui a quitté une galaxie lointaine, à des milliards d’années-lumière, il y a des milliards d’années, et qui atteint la terre, pour celui-ci, selon la relativité, la distance parcourue est nulle et le temps est arrêté; en fait, on pourrait dire que pour les particules qui se déplacent à la vitesse de la lumière, il n’y a ni espace ni temps; et ce sont de telles particules qui sont les intermédiaires pour les interactions dans la matière. Ça fait réfléchir sur les notions d’espace et de temps…)

Il y a bien d’autres créations commodes du cerveau : la souffrance, le bonheur, le plaisir, la douleur, l’affection, l’amour, la haine, et même peut-être, Dieu…

Ces autres caractéristiques du soi seront étudiées un peu plus loin.

Donc, le « soi » est au milieu de tous ces phénomènes virtuels plus ou moins reliés à la « réalité » et c’est ce dont il a conscience, c’est sa réalité à lui (qui lui paraît très réelle d’ailleurs). Cette réalité ressemble sans doute beaucoup à celles des autres « soi » de son espèce, mais on ne peut le vérifier.

Complément sur le fonctionnement des sens. (2011-05-20 11:44)

C’est intéressant comment fonctionnent les sens. Si un stimulus arrive à un sens : le système nerveux envoie au cerveau une information que celui-ci convertit en une quantité virtuelle dont le « soi » prend conscience.

Par exemple, si votre oeil reçoit une onde électromagnétique de 700 micromètres de longueur d’onde qui impressionne de telle ou telle façon les diverses cellules de la rétine, cette information n’est pas envoyée à la conscience; plutôt, l’information est traitée et arrive à la conscience sous une forme virtuelle tout à fait nouvelle : du rouge! La vibration sonore du violon fait vibrer votre tympan; votre conscience ne reçoit pas les données sur la fréquence fondamentale et les harmoniques de cette vibration, mais plutôt une information virtuelle : un son qui grince. Un parfum dégage ses effluves qui atteignent vos cellules olfactives dans votre nez; ce n’est pas la composition chimique de ces émanations que votre conscience reçoit, mais une odeur plus ou moins agréable. Pourquoi la chaleur vous donne-t-elle une sensation de chaleur et le froid, une sensation de froideur et pas le contraire? Pourquoi, le salé ne goûte-t-il pas sucré et le sucré, salé. De toute façon, comme expliqué précédemment, toutes ces sensations, ça n’existe que dans votre tête; ça n’a rien de réel, même si ça vous paraît si réel.

Et qu’est-ce qui arrive après votre mort? (2011-06-21 16:20)

L’invention de l’âme a donc été faite parce qu’on ne pouvait pas croire que l’esprit et la conscience pouvaient surgir de la matière (dont on sous-estimait grandement les possibilités) et parce qu’on espérait une vie éternelle. Mais, si on admet que votre esprit, votre conscience sont indissociables de votre corps et qu’ils sont le résultat de la complexification de la matière, on ne peut que conclure, qu’à partir du moment où la structure complexe de votre organisme s’est détruite, votre esprit ait aussi disparu. Est-ce que cette pensée est terrifiante? Mais pourquoi? C’est naturel. Il faut comprendre que vous faites partie de l’univers; que vous êtes comme une fleur de celui-ci ; quand la fleur meurt, la plante reste vivante. Vous êtes une conscience momentanée de l’univers… n’est-ce pas extraordinaire! Et pourquoi on devrait vivre ou exister éternellement? Alors que toute structure dans cet univers apparaît et disparaît, naît et meurt.

Admettez un moment que vous soyez une entité distincte créée par un dieu tout puissant, ne craindriez-vous pas qu’à tout moment, sans avertissement, vous puissiez disparaître suite à une décision arbitraire d’un dieu capricieux omnipotent. Et vous ne vous en rendriez même pas compte! Et si vous pouviez exister des millions d’années, dans ce monde ou dans un autre monde après votre mort, comment pourriez-vous vous rappeler de vos cent premières années; vous avez déjà oublié plus de 99 % de ce que vous avez vécu, imaginez donc ce qu’il en restera dans 1 millions d’années. (Pouvez-vous dire ce que vous avez mangé, le 17 septembre, il y a 3 ans?) Donc, si personne ne se rappellera de vous (vivant aujourd’hui) dans un million d’années (même pas vous!), alors à quoi bon vouloir continuer d’exister en tant qu’entité distincte; ce pourrait être une autre entité et ce serait pareil (et même mieux, parce que plus jeunes, plus adaptée, plus intelligente, etc.) De toute façon, c’est une illusion de croire que vous soyez une entité distincte; vous êtes une structure complexe qui change continuellement qui est apparu et disparaîtra.

Vous et Moi, c’est la même chose (2011-06-22 14:00)

Sachez que pour les autres, VOUS, vous faites partie des autres justement. On se donne beaucoup d’importance parce qu’on ne peut se voir que dans un miroir alors qu’on peut voir les autres au complet sans miroir. Mais c’est la même chose pour chacun. Les autistes ont du mal à comprendre que les autres ne sont pas des objets, mais d’autres exemplaires du « MOI » comme eux. (Quand j’ai compris ça, j’ai été estomaqué.) Vous êtes pareil aux autres ou si peu différent. Si vous mourez, d’autres vivront et c’est pareil.

Quand quelqu’un souffre, vous ou un autre, c’est le « MOI » qui souffre; c’est « VOUS » qui souffrez! Et c’est la même chose pour les joies et le bonheur! L’exemplaire du « MOI » que je suis n’a pas conscience que l’autre exemplaire du « MOI » que vous êtes souffre, mais vous, vous en êtes conscient et par vous, j’en suis conscient.

En fait, nous sommes tous la même chose. Vous êtes celui qui a écrit ces lignes et celui qui les lit. Vous êtes votre voisin, votre chien, l’enfant qui joue, l’assassin, la victime, le violent, le doux, le saint. Vous avez été un tyrannosaure, Hitler, Gandhi, l’animal écorché vif, et ainsi de suite de l’être le plus souffrant à l’être le plus serein. Vous êtes celui qui donne le coup de poing et celui qui le reçoit. Je suis, vous êtes l’organisme, le « MOI », le programme, la structure de matière-énergie qui s’est organisé, s’est complexifié et multiplié en des milliards d’exemplaires.

Mais en fait, le « moi » est éternel et presque omniprésent (2011-06-22 14:56)

Quand un nouveau bébé nait, c’est comme si vous vous réveilliez avec une amnésie qui vous a fait oublier tout ce que vous avez vécu auparavant. C’est un autre « MOI » ou un autre « VOUS » qui est apparu, une nouvelle structure consciente (ou qui le deviendra) qui est comme une réincarnation de toutes les autres structures conscientes qui ont existé ou existent. C’est ce qui est beau dans cette idée que nous sommes une structure complexe de matière/énergie: cette structure pouvant être reproduite, ça nous rend pratiquement éternel.

C’est ennuyeux cependant que les nouvelles structures ne se rappellent pas de ce que les anciennes structures ont connu… quoique ce n’est pas tout à fait exact parce que la transmission de la connaissance (en tous cas, de ce qui est important) se fait par toutes sortes de moyens (et ce serait un gaspillage de mémoire que de se souvenir de tout).

En plus d’être éternel (du moins aussi longtemps que l’univers existera), on peut penser que le « MOI » est presque omniprésent. Tout d’abord, parlons de la surface de la Terre: comme il y a la biosphère, on peut imaginer une sphère de la conscience (logosphère ou noosphère?): il y a plein de structures conscientes un peu partout sur la terre, même dans la mer et elles communiquent entre elles. Si on s’identifie à tous les êtres conscients qui sont sur la Terre, on est presque partout. Il m’apparait évident aussi que, la nature faisant tout à un très grand nombre d’exemplaires, il y ait des structures complexes conscientes sur des milliards d’autres planètes dans les milliards de galaxies de l’univers. Ces structures sont sans doute souvent bien plus complexes que celles que nous connaissons (par exemple que nous-mêmes…). On peut s’identifier aussi à ces structures extraterrestres et par elles, on peut admirer de nombreuses réalisations de l’Univers parfois très différentes, parfois très semblables à celles qu’on connait. Dommages que ces structures ne peuvent pas encore communiquer avec nous… en fait, c’est peut-être nous qui ne sommes pas encore capables de communiquer avec elles. Peut-être qu’un jour, tout l’univers deviendra un énorme réseau de communication, comme un Internet universel!

Le plaisir et la douleur (2011-06-22 15:47)

Comme le « soi » a été développé depuis les premières cellules vivantes, les précurseurs du plaisir et de la douleur sont apparus dès les premières bactéries. En effet, la cellule devait être capable de se différentier de son environnement, mais elle devait aussi savoir ce qui était bon pour sa survivance et ce qui ne l’était pas.

Voilà ce qu’est le rôle essentiel du plaisir et de la douleur : vous influencer pour que vous agissiez en fonction de votre survie et de celle de votre espèce. Je ne dis pas qu’une bactérie ou une amibe peut ressentir de la douleur ou du plaisir, mais, qu’il y a déjà des fonctions qui permettent une meilleure survie en réagissant aux stimuli. La douleur et le plaisir, avec la conscience, ont sans doute commencé à se développer chez les êtres vivants avec cerveau. Une fourmi ne semble pas souffrir si elle a une patte brisée, mais son empressement à défendre le nid s’il est attaqué et à le reconstruire, peut nous faire penser qu’elle souffre en voyant qu’un agent extérieur est en train de le détruire.

La douleur est très utile à votre survie : si vous couper ne vous faisait pas mal, après quelque temps, il ne vous resterait plus de doigts; si vous avez le doigt coincé dans une porte, alors la douleur est la sensation du besoin pressant d’enlever votre doigt de là.

Le plaisir et la douleur sont comme des renforçateurs qui ne coûtent rien. En effet, si vous mangez, vous êtes récompensé par un plaisir (c’est bon au goût); si vous vous cognez un doigt, vous êtes puni (ça fait mal!). Ce qui est curieux, c’est que ce plaisir que l’on recherche tant, cette douleur que l’on fuit, c’est rien du tout sinon que des fonctions neurologiques permettant la survie. Pourtant, vous ressentez vraiment une douleur de dent comme vous voyez très bien le rouge d’une pomme : mais ce ne sont, dans les deux cas, que des créations du cerveau, ça n’existe que dans votre monde virtuel. Vous vous faites souffrir vous-même!

C’est clair qu’il ne faut pas considérer objectivement la douleur comme un mal, ni le plaisir comme un bien. Ce sont tout simplement des inventions de la vie pour survivre. Dans le concept de douleur, on peut inclure la tristesse, la peine, l’inconfort, la fatigue, le frissonnement à l’écoute du frottement des ongles sur l’ardoise, la peur, l’angoisse, l’incompréhension, l’éblouissement, la faim, la soif, le désir, la solitude, la compassion, le besoin d’être aimé, d’être compris…, enfin toutes sortes de fonctions (de mécanismes neurologiques) qui vous poussent à agir pour votre survie et celle de votre espèce. Quant au plaisir, il se produit pendant l’action ou dans l’état; c’est votre récompense, la carotte qui vous attire vers l’action ou l’état approprié. Dans le concept de plaisir, on peut inclure ceux reliés aux besoins de base (l’alimentation, le sexe,…), puis la satisfaction de comprendre et celle de voir un sens à nos actions, l’émerveillement, le contrôle, le sentiment d’appartenance, la fierté, le pouvoir, la sécurité, la sérénité, l’affection et l’amour réciproques, le bonheur (état de bien-être qui se perpétue)…; il y a aussi un certain plaisir à la cessation de la douleur…

C’est peut-être une bonne chose que la douleur due à une blessure dure assez longtemps après l’accident, car une douleur vive qui ne durerait qu’une seconde ne serait pas assez convaincante pour qu’on fasse attention pour éviter l’accident. Il y a sans doute des plaisirs et des douleurs inutiles : ce serait dû à des dérèglements des fonctions à cause de la vieillesse, d’accidents, de drogues, etc.

Il ne faut pas croire que les actions d’un individu ne sont guidées que par la douleur et le plaisir immédiats. Parfois, quelqu’un peut renoncer à un plaisir actuel et momentané pour espérer un plaisir futur plus durable. Il semblerait cependant que la raison seul n’arrive pas à faire agir dans le sens de la survie; ça prend de l’émotion. Il y a aussi bien sûr plusieurs actions qui sont dues à des arcs réflexes, c’est-à-dire que le stimulus induit une réponse sans que le traitement passe par la conscience ou même le cerveau.

 

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